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 Découverte du Canada - Québec

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MessageSujet: Découverte du Canada - Québec   Ven 17 Fév 2012 - 2:19

Découverte du Canada

Le Canada émerge dans le sillage de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb en 1492, qui, guidé par la Bible et le récit des voyages de Marco Polo, nous laisse les premières description du nouveau monde (qu'il croît être l'autre versant de l'Asie).

C'est encore Christophe Colomb qui rédige ses impressions sous forme de journal de bord, modèle de la plupart des récits de voyages à l'époque, dont le journal de bord de Jacques Cartier.

Le navigateur italien Amerigo Vespucci est le premier qui prend pleinement conscience de l'importance de la découverte de Colomb. En 1504, Vespucci publie un ouvrage intitulé Mundus Novus (Nouveau Monde), où il décrit les régions visitées par les marins européens du continent (en fait, le mot Amérique, dérivé d'Amerigo, prénom de Vespucci, a été inventé et attribué au Nouveau monde par le cosmographe allemand Martin Waldseemüller).

Même si les pêcheurs bretons hantent les côtes de Terre-Neuve depuis le milieu du XVe siècle, la France n'entre pas dans la course à l'exploration de l'Amérique que longtemps après l'Espagne. Le retard s'explique par les prétentions d'hégémonie que les rois de France Charles VIII, Louis XII et François Ier ont successivèment eues sur la Méditerranée, alors que les pays ibérique se tournent résolument vers l'Atlantique.

Cependant, dès 1522, François Ier est inquiété par le coup de semonce de la circumnavigation par le Portugais Fernand de Magellan qui prouve que la Terre est ronde. Alors, fasciné par les succès ibériques, le roi s'interroge sur la validité de sa politique méditerranéenne.

En 1524, le roi confie la première expédition française officielle en Amérique du Nord à l'Italiern Giovanni da Verrazano qui dessine la première carte française de la côte est du territoire. Dans ce récit, da Verrazano est le premier à reconnaître l'Amérique comme continent distinct de l'Asie et de l'Europe.

Plus tard, incapable de soutenir par les armes ses prétentions italiennes, François Ier interrompt ses débuts prometteurs d'explorations : le désastre de Pavie en 1524 et l'humiliante année de captivité à Madrid infligés par son puissant rival Charles Quint l'empêchent d'en tirer profit.

C'est dix ans plus tard que, profitant d'une période d'accalmie, François Ier se tourne une fois encore vers le Nouveau Monde.

Né en 1491, Jacques Cartier avait déjà fréquenté les côtes brésiliennes et celles de Terre-Neuve. Aussi François Ier finance-t-il l’expédition de Cartier en 1534. Le roi lui demande de «faire le voyage de ce royaume es terres Neufves pour descouvrir certaines ysles où l’on dit quìl se doibt trouver grant quantité d’or et autres riches choses».

Cartier entreprend le voyage sur la recommandation de jean Le Veneur, abbé du Mont-Saint-Michel, qui a joué un rôle déterminant dans la décision de la France de s'ouvrir sur le Nouveu Monde.

Cartier, à la tête de deux petits navires et d’une soixantaine d’hommes, part de Saint-Malo le 20 avril 1534. Vingt jours plus tard, il parvient à Terre-Neuve, puis il explore le golfe du Saint-Laurent. Il faut souligner qu’il pensait alors avoir découvert un passage vers l’Asie, mais il a finalement compris son erreur.

Cartier entreprend les premiers contacts des Français avec les autochtones, des Micmacs qui «nous fessoint plusieurs signes que nous allission à terre nous montrant des peaulx sur des bastons ».

Cartier s'abstient, de crainte d’être attaqué, mais les Indiens se présentent à nouveau le lendemain et la méfiance des Français se dissipe.

On improvise une séance de troc. Les Micmacs, en échange de couteaux, de chaudrons, de perles de verre et de colifichets, donnent tout ce qu’ils possèdent.

Cartier remonte ensuite le rivage vers le nord et, dans la baie de Gaspé, rencontre à nouveau des autochtones. Il s’agit cette fois de deux cents Iroquois du Saint-Laurent, de Stadacona précisément, venus pour pêcher le maquereau.

découverte du canada par cartier

Le 24 juillet, l’explorateur fait ériger une grande croix avec un drapeau orné de fleurs de lys. Le chef iroquois Donnacona, accompagné de son frère et de trois de ses fils, s’approche en canot du bâtiment de Cartier et s’adresse aux Français tout en agitant les bras, comme «s’il eust voullu dire que toute la terre estoit à luy et que nous ne devyons pas planter ladite croix sans son congé». Mais les Français s'obstinent et offrent des chemises, des bonnets rouges et une chaînette en laiton…

Cartier avait noté à propos des Micmacs qu'«ils semblaient faciles à convertir à la saincte foy».

L’explorateur quitte la baie de Gaspé et se rend au nord de l’île d’Anticosti. Mais le mauvais temps le force à reprendre la route de Saint-Malo, où il débarque le 5 septembre.

Il ramène avec lui deux des fils du chef indien, Domagaya et Taignoagny, qui furent présentés au Roi et qui lui parlèrent d’un Royaume de Saguenay aux richesses fabuleuses. Ils avaient aussi promis à Cartier de l’emmener jusqu’à Hochelaga, au-delà de Stadacona.

Hélas, 1534, c'est précisément l'année où débutent en France les guerres de religion, avec l'affaire des Placards (affiches contre la messe collées par des protestants jusque dans les appartements du roi). Paralysée par ce conflit religieux, la France a d'autres soucis que de coloniser l'Amérique du Nord, d'autant qu'un peu plus tard, l'écho du sinistre hiver canadien, affronté par Cartier lors de son deuxième voyage en 1535, a un effet négatif.
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MessageSujet: Re: Découverte du Canada - Québec   Ven 17 Fév 2012 - 2:21

Jacques Cartier ne fait pas de quartier

Admettons que lors de son premier voyage au Canada, le grand navigateur Jacques Cartier a réussi à établir de bonnes relations avec les Autochtones qui devraient mener à une coexistence pacifique. Néanmoins, la suite de l’histoire est plus complexe et Cartier agissait en bon Européen de son époque.

Le 3 mai 1536, Jacques Cartier
quitte le Canada après un hiver difficile pendant lequel des dizaines
de Français sont morts du scorbut. Sans l’aide des indigènes, toute
l’expédition serait probablement anéantie par la maladie.

Taignoagny, l’un des deux fils de Donnacona qui étaient allés en France en 1534, suggère alors à Cartier
d’emmener avec lui un autre chef iroquois pour qu’il connaisse lui
aussi la terre des Blancs. Toutefois, le rusé navigateur se méfie de
cette proposition et se renseigne. Il apprend ainsi que le chef en
question, Agona, est le rival politique de Donnacona et que cette
manœuvre vise en fait à éloigner un adversaire sans avoir recours à la
violence.

Après réflexion, Jacques Cartier décide de prendre le partie d’Agona contre Donnacona.

Avant le départ, les Français invitent Donnacona, ses deux fils et
cinq autres chefs partisans de Donnacona, à monter à bord pour la
cérémonie d’adieu. … Et les bateaux lèvent l’ancre à la grande surprise
de leurs invités de marque.

Cartier agissait-il
en accord avec Agona? C’est probable, car il a ainsi kidnappé les plus
dangereux ennemis de celui-ci. Et enlever ces otages n’avait aucun sens
sans prévenir préalablement Agona de cet acte de guerre. De plus, avant
le départ des Français, Agona offre à Cartier une fillette iroquoise de neuf ans donnée par Achelacy, allié d’Agona.

Le 16 juillet 1536, Cartier
arrive à Saint-Malo. Donnacona et ses deux fils, Taignoagny et
Domagaya, sont conduits à la cour de François 1er. Les Iroquois parlent
d’or, de fourrures et de diamants en grandes quantités, et d’une «grande
ville habitée par des gens vêtus de drap, chaussés comme des Européens,
maîtres de mines d’or et d’argent…». Ils font ainsi miroiter devant le
roi les immenses richesses canadiennes. Était-ce dans le but de rentrer
au pays avec les futurs expéditionnaires? Personne ne le saura jamais.

Toujours est-il que le roi promet de financer une autre expédition.
Les Indiens feront partie de cette expédition, du moins, est-ce la
promesse de Cartier.

Mais la guerre fait rage en Europe et l’expédition est retardée. Les
Iroquois vivent en Bretagne, au manoir de Limoilou, fief de Cartier.
Ils se languissent, ils sont victimes de maladies encore inconnues en
Amérique (mais pas pour longtemps !) et vers la fin de l’hiver 1539,
Donnacona meurt. Quant aux sept autres Indiens, nul ne sait quelle fut
leur destinée…

Cartier
revient au Canada en 1541. À son arrivée, il annonce à son ami Agona
qu’il lui doit la mort de Donnacona, mais le petit malin décrit aussi la
vie de seigneurs que Domagaya et Taignoagy mènent à la cour royale avec
leurs épouses et leurs enfants. On comprend facilement le message du
Français: on peut te remplacer sans problème par les fils de l’ancien
chef, à toi d’en tirer les conclusions…

Cependant, la lutte interne entre les Indiens continue et plusieurs
décident de soutenir le retour des fils de Donnacona en kidnappant
quelques Français et en exigeant un échange de prisonniers. C’est du
moins ce qu’imagine Jacques Cartier,
qui s’y connaît en matière de chantage et d’enlèvement…En tout cas, il
donne l’ordre de se tenir prêts devant une éventuelle attaque des
indiens, qui ne viendra jamais.

Cependant, ces derniers ne lui apportent plus d’aide au cours de l’hiver 1541-1542.

Cartier rentre finalement en France au printemps 1542, laissant
derrière lui des Iroquois rendus méfiants pour avoir enfin compris les
dangers d’une alliance avec ces perfides Français.

Rappelons qu’en 1551, le Congrès de Valladolid convoqué par l’église
romaine a décidé, après une année de délibérations, que les Indiens ne
devaient être torturés et mis à mort que lorsque la punition était
justifiée par la notion de «Juste Droit». Notion, laissée à la libre
interprétation et estimation des missionnaires…

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MessageSujet: Re: Découverte du Canada - Québec   Ven 17 Fév 2012 - 2:23

Communautés religieuses au Canada avant Jacques Cartier ?

C’est en 725 après J.C. qu’un grand nombre de moines chrétiens
irlandais, en désaccord avec l’imposition de la liturgie latine en
remplacement des rites basés sur les traditions celtes, quittent leurs
monastères. La plupart de ces exilés forment des communautés dans
diverses îles de l’Atlantique, notamment au sud de l’Islande et dans les
îles de l’archipel Féroé.

Vers 780, les Vikings (dont le nom vient du terme vik qui signifie
baie) envahissent les îles Féroé à bord de leurs fameux drakkars et
imposent leur domination. L’archipel Féroé n’est pas le seul à tomber
devant l’avance des Vikings qui occupent aussi les Hébrides, les
Shetlands et plusieurs autres territoires du nord du continent européen.

Les religieux irlando-celtes décident alors d’aller voir ailleurs et,
suite à un long périple à travers les eaux turbulentes du Nord, leurs
frêles embarcations dérivent jusqu’à un nouveau continent qui deviendra
beaucoup plus tard l’Amérique.

Aussi, contrairement à la théorie selon laquelle les Vikings seraient
les premiers européens de l’ouest à découvrir le nouveau continent, ce
serait en fait des moines fuyant ces mêmes Vikings, qui seraient les
premiers visages pâles à se rendre au pays des indiens.

Quant à la grande saga d’Eirikr Thorvaldsson (Erik le Rouge), elle
débute dans les années 980, soit deux cents ans plus tard, quand suite à
des intrigues politiques au sein de la cour, il doit quitter sa patrie
et naviguer vers le Groenland. Il fonde alors des villages au Groenland
et poursuivant sa route, il débarque finalement sur les côtes du Canada
actuel. Son fils Leifr Eiriksson, ainsi qu'un guerrier du nom de Bjarni
Herjolfsson, fondent ensuite la colonie de l’Helluland (l’île de
Baffin), celle de Markland (le Labrador), et le Vinland (probablement l’actuelle Anse-au-Meadows, à Terre-Neuve).

Cependant, le grand Viking ne trouve aucun signe des moines.



Festival
islandais du Manitoba ou autrement nommé Islendingadagurinn, se déroule
chaque année pendant le mois d'août à Gimli au Manitoba. C'est un des
festivals ethniques les plus anciens de l'Amérique du Nord. Il célèbre
sa riche histoire et l’héritage de la communauté des immigrants
islandais au Canada. Photo: © Voyagecanada

Il est en effet possible que les dernières traces des moines
irlandais aient disparu tout naturellement (n’oublions pas qu’il
s’agissait de communautés de moines, donc d’hommes sans femmes…).

Néanmoins, on trouve des témoignages d’Esquimaux, rapportés en 1015
par le viking Thornfinnr, ami ou membre de la famille d’Eirikr
Thorvaldsson. Ces Esquimaux lui auraient parlé d’hommes vêtus de blanc
qui faisaient des processions en portant des perches auxquelles étaient
attachés des morceaux d’étoffe et qui chantaient très fort. Ces hommes
en soutanes blanches habitaient dans le Vinland (Terre-Neuve) et dans
les îles et sur les côtes du golfe du Saint-Laurent.

Les Vikings envisagent alors de rendre une petite visite «de
politesse» à leurs voisins supposés. Mais ils ont apparemment d’autres
priorités et la «visite de courtoisie» est oubliée. En tous cas, on ne
trouve aucune autre mention de ces énigmatiques moines en blanc.

Y a-t-il quelque chose de vrai dans cette légende ? Comment ces
communautés de moines auraient-elles pu survivre pendant près de 3
siècles sans se reproduire ? Et que sont devenues ces communautés ?
C’est un point que personne n’a encore pu éclaircir.

Contrairement aux Vikings, dont la présence en Amérique du Nord est
confirmée par les archéologues et les historiens, le fait
d’établissements de moines dans le golfe du Saint-Laurent demeure donc
un mystère.
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MessageSujet: Re: Découverte du Canada - Québec   Ven 17 Fév 2012 - 2:28

Préhistoire

Il y a 3 milliards d'années environ, à l’endroit qui sera connu
beaucoup plus tard comme le Canada, se forme un bouclier continental.
Cette formation, connue aujourd’hui comme le bouclier canadien, est
constituée de roches métamorphiques et ignées. Au fait, la presque
totalité de la superficie du Québec est composée de ce bouclier rocheux.

En ce moment, les seuls êtres vivants sur terre étaient des bactéries. En Abitibi,
en 1992, des prospecteurs ont découvert un rocher avec des colonies de
bactéries fossilisées datant d’il y a 2,7 milliards d’années. Ces
fossiles s’appellent stromatolithes et les stromatolithes abitibiens se
trouvent parmi les plus anciens traces de vie sur le territoire
québécois.

Les vertébrés apparaissent sur la Terre il y a 500 millions d’années.
Pierre-Yves Gagnier, paléontologue québécois, a découvert en Bolivie un
fossile presque complet d’un petit poisson Sacabambaspis janvieri.
Il s’agit d’un des vertébrés les plus vieux. Plusieurs scientifiques
sont d’avis qu’à cette époque, l’Amérique du Nord était rattachée à
l’Europe, formant un vaste continent Euramérique. Il semblerait que le Canada préhistorique se situait alors au sud de l’équateur et était baigné par l’océan Rhéique, vaste étendue d’eau.

Dans le parc archéologique de la Miguasha en Gaspésie,
Patrimoine mondial de l’Unesco, on a retrouvé de nombreux fossiles de
poissons préhistoriques très bien préservés. On constate que les
nageoires de certains poissons du parc de Miguasha ont commencé à se
transformer en ce qui deviendra éventuellement des pattes.

Ensuite, la face du Québec a été transformée par un météorite qui s’abat sur la région de Charlevoix
et y laisse un énorme cratère de 56 kilomètres de diamètre. Ce cratère,
formé du granit et recouvert de la terre fertile, est clairement
visible sur les cartes et les photos prises de l’espace.

Beaucoup plus tard, il y a 250 millions d’années, plusieurs plaques continentales entrent en collision, formant les Appalaches.
Aujourd’hui, cette longue chaîne de montagnes est considérablement
érodée, mais elle s’étend encore de l’Alabama jusqu’à Terre-Neuve, en
passant par les Cantons de l’Est et la Gaspésie.



Une créature préhistorique. Photo : © GrandQuébec

Au moment de la formation des Appalaches,
l’océan Atlantique n’existait pas encore. L’Amérique, l’Afrique,
l’Europe constituaient un supér-continent de Pangée. Des reptiles
mammaliens, ancêtres des mammifères modernes, le peuplaient.

Il y a 200 millions d’années environ, vers la fin de la période
géologique du Trias, une autre méteorite s’écrase au Québec. C’est cette
météorite gigantesque qui cause la disparition des reptiles mammaliens,
dont la place est occupée par des dinosaures. Le cratère de Manicouagan,
formé par cet impact serait possiblement la trace de cette catastrophe
qui changea la face du monde. Certains scientifiques spéculent qui la
race humaine ou une race mammalienne similaire serait apparue sur Terre
150 millions d’années plus tôt si la météorite de Manicouagan n’avait pas causée l’extinction d’espèces entières.

Peu à peu, vers il y a 180 millions d’années, la Pangée, sous la pression des plaques tectoniques, commence à se subdiviser en Laurasie (ou Laurasia - Amérique du Nord, Europe, Asie) et en Gondwana (Amérique du Sud, Océanie, Inde, Antarctique, Afrique). Naît l’océan Atlantique.

Les dinosaures dominent la terre et les premiers mammifères primitifs
font leur apparition, mais les spécimens les plus gros ne dépassent pas
la taille d’un chat actuel.



Dinosaure. Une créature préhistorique. Photo : © GrandQuébec

Il y a environ 120 millions d’années, au Québec, le magma du manteau
terrestre s’infiltre dans la croûte terrestre. Cette infiltration ne
cause pas d’irruption volcanique, sinon crée une chaîne qui forme une
ligne presque des collines Montérégiennes (Mont Oka, Mont Royal au
centre de Montréal), Mont Saint-Bruno, Mont Saint-Hilaire, Rougemont,
Mont Saint-Grégoire, Mont Yamaska, Mont Shefford, Mont Brome et Mont
Mégantic). En fait, le chaînon se s’aligne avec un chaînon volcanique
sur les fonds océaniques, dans la plaine abyssale de Sohm.

À une certaine époque, une vaste mer intérieure inonde de vastes
territoires allant du Texas à l’Alberta, séparant ainsi les côtes est et
ouest de l'Amérique du Nord. Le Québec serait recouvert à l’époque par
des forêts luxuriantes peuplées de dinosaures, tels que les terribles
sauropodes (les plus grosses amimaux terrestres qui aient existé), les
tyrannosaures (créatures carnivores), hadrosaures (dinausaures
pacifiques herbivores) et autres. Mais les dinosaures disparaissent il y
a environ 65 millions d’années dans les circonstances qui demeurent
mystérieuses.

La plupart des spécialistes considèrent que les dinosaures sont
disparus suite à la chute d’un énorme astéroïde sur Chixculub, dans la
péninsule du Yucatan, en Méxique. L’impact aurait projeté dans
l’atmosphère 15 000 kilomètres cubes de roches pulvérisées, causant des
raz-de-marées de plus d’un kilomètre de haut et un refroidissement
considérable du climat. Quatre espèces de plantes sur cinq disparurent
ainsi que la plupart des mammifères et la totalité des dinosaures.

Après la disparition des dinosaures, la niche de grands prédateurs terrestres est désoccupée et c’est un oiseau géant diatryma gigantea qui
vient tenir le rôle du grand prédateur en Amérique du Nord. Cet oiseau
était de plus de deux mètres de haut. Il était incapable de voler mais
avait des jambes puissantes et des griffes aiguisées. Sa tête, aussi
grosse que celle d’un cheval, était armée d’un bec recourbé comme celui
d’un aigle. Au New Jersey, on a retrouvé ses os en grand nombre, ainsi
on croit que cette créature monstrueuse était répandue au Québec.

Il y a 3-5 millions d’années, les premiers ancêtres de l’homme apparaissent en Afrique. Ils se développent en homo habilis et ensuite en homo erectus. Il y a 1,5 millions d’années, l’homo erectus s’établit au Moyen Orient, en Asie et en Europe du Sud.

Une autre météorite s’écrase alors au Québec, formant le cratère de Pingualuit
(connu aussi comme le cratère du Nouveau-Québec). Une autre fois la
face de la Terre et du Québec est transformée. Cette météorite a laissé
un lac de trois kilomètres de diamètre et de 264 mètres de profondeur.

À la même époque, la planète est plongée dans une longue ère
glaciaire. Le plus gigantesque des glaciers continentaux est le glacier
laurentien qui atteignait jusqu’à 4 kilomètres de haut. Il y a 20-18 000
ans, ce glacier recouvre une grande partie de l’Amérique du Nord, - de
l’Alberta à Terre-Neuve et des îles arctiques à la vallée de l’Ohio. En
se retirant lentement au cours des siècles, ce glacier colossal a
modifié considérablement le relief québécois. Effectivement, c’est à lui
que nous devons nos innombrables lacs, nos belles vallées, nos
profondes rivières et nos montagnes érodées.

À cette époque, apparaissent au Québec les mammouths qui
disparaissent il y a 10 mille ans, probablement à cause d’une chasse
excessive de l’homme - homo sapiens qui aura franchi le détroit de
Béring pour s’établir en Amérique.



Le passé composé. Photo : © GrandQuébec

Il y a 11 000 – 10 000 ans, le glacier as'est retiré au nord de la
vallée du Saint-Laurent, et la dépression au front de la glace a été
envahie par l’Atlantique. Ce bras de l’océan est connu comme la Mer de
Champlain. L’eau salée se retire à son tour graduellement. L’eau douce
qui coule des Grands Lacs la remplace et donne naissance au fleuve Saint-Laurent.
Le climat se réchauffe, alors, les hommes primitifs viennent s’établir
sur le territoire du Québec. Ce sont leurs descendants qui formeront les
tribus amérindiennes.
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MessageSujet: Re: Découverte du Canada - Québec   Ven 17 Fév 2012 - 2:30

Amérindiens

Le territoire du Québec est depuis longtemps occupé par les Amérindiens.
On pense que leurs ancêtres, des chasseurs de mammouths et de caribous,
sont venus d’Asie et habitent sur le continent américain depuis près de
20 000 ans. Sous l’effet des glaciations, le détroit de Béring reliait
alors la Sibérie à l’Alaska.

Les Amérindiens se
dispersent peu à peu à travers l’Amérique. Nous trouvons des traces de
leur présence dans le Nord-Est du continent datant de plus de 10 000 ans
avant J.C.

On juge qu’à l’arrivée des Européens, on comptait plus de 225 000 Amérindiens au Canada, dont près de 20 000 se trouvaient sur l’actuel territoire du Québec.

À l’arrivée des Européens, un village du nom de Stadacona se dressait à l’emplacement de la future ville de Québec.

Jacques Cartier
considérait que ce village était la capitale d’une petite région, le
Canada, ou «Kanata», un terme amérindien pour «petite communauté» ou
«village».

Il y avait bien sûr d’autres villages dans la vallée du
Saint-Laurent, dont le plus connu et peut-être le plus grand était
Hochelaga, situé sur l’île de Montréal. Hochelaga était un important centre commercial pour les tribus autochtones, tout comme Stadacona.

Mais avec l’arrivée des «visages pâles», le destin des Amérindiens s’est avéré plutôt sombre… Notre site se réfère aux autochtones à plusieurs reprises, notamment dans l’article :
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MessageSujet: Re: Découverte du Canada - Québec   Ven 17 Fév 2012 - 2:31

Pour les Amérindiens, la récolte de l'eau d'érable
était très importante. C’était leur nourriture préférée et on
l’utilisait comme boisson rafraîchissante aux propriétés médicinales.

De plus, l’eau d’érable servait comme assaisonnement pour les plats
les plus divers et le sucre d'érable était employé dans les repas de
fête ou de cérémonie.

Sa cueillette et la transformation de l’eau d’érable en sirop était l'occasion pour les Amérindiens de rassemblements rituels et sociaux.

Les techniques acéricoles traditionnelles n’étaient pas simples et,
en général, ce sont toujours les mêmes que l’on utilise de nos jours. Le
maître-sucrier fait bouillir le précieux liquide dans d'immenses
chaudrons de fonte, les érables étant auparavant incisés. Ce processus,
qui s’appelle le gemmage, s'effectuait au début du printemps, tout de
suite après le retour des chasseurs. Chaque famille s'occupait d'un
certain nombre d'arbres et préparait son propre sirop d’érable.

La cabane à sucre, le festin traditionnel québécois, est en fait la réplique et la continuation des fêtes des Amérindiens après la récolte de l’eau d’érable.

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MessageSujet: Re: Découverte du Canada - Québec   Ven 17 Fév 2012 - 2:33

Découverte du Canada

Le Canada émerge dans le sillage de la découverte de l'Amérique par
Christophe Colomb en 1492, qui, guidé par la Bible et le récit des
voyages de Marco Polo, nous laisse les premières description du nouveau
monde (qu'il croît être l'autre versant de l'Asie).

C'est encore Christophe Colomb qui rédige ses impressions sous forme
de journal de bord, modèle de la plupart des récits de voyages à
l'époque, dont le journal de bord de Jacques Cartier.

Le navigateur italien Amerigo Vespucci est le premier qui prend
pleinement conscience de l'importance de la découverte de Colomb. En
1504, Vespucci publie un ouvrage intitulé Mundus Novus (Nouveau Monde),
où il décrit les régions visitées par les marins européens du continent
(en fait, le mot Amérique, dérivé d'Amerigo, prénom de Vespucci, a été
inventé et attribué au Nouveau monde par le cosmographe allemand Martin
Waldseemüller).

Même si les pêcheurs bretons hantent les côtes de Terre-Neuve depuis
le milieu du XVe siècle, la France n'entre pas dans la course à
l'exploration de l'Amérique que longtemps après l'Espagne. Le retard
s'explique par les prétentions d'hégémonie que les rois de France
Charles VIII, Louis XII et François Ier ont successivèment eues sur la
Méditerranée, alors que les pays ibérique se tournent résolument vers
l'Atlantique.

Cependant, dès 1522, François Ier est inquiété par le coup de semonce
de la circumnavigation par le Portugais Fernand de Magellan qui prouve
que la Terre est ronde. Alors, fasciné par les succès ibériques, le roi
s'interroge sur la validité de sa politique méditerranéenne.

En 1524, le roi confie la première expédition française officielle en
Amérique du Nord à l'Italiern Giovanni da Verrazano qui dessine la
première carte française de la côte est du territoire. Dans ce récit, da
Verrazano est le premier à reconnaître l'Amérique comme continent
distinct de l'Asie et de l'Europe.

Plus tard, incapable de soutenir par les armes ses prétentions
italiennes, François Ier interrompt ses débuts prometteurs
d'explorations : le désastre de Pavie en 1524 et l'humiliante année de
captivité à Madrid infligés par son puissant rival Charles Quint
l'empêchent d'en tirer profit.

C'est dix ans plus tard que, profitant d'une période d'accalmie, François Ier se tourne une fois encore vers le Nouveau Monde.

Né en 1491, Jacques Cartier avait déjà fréquenté les côtes brésiliennes et celles de Terre-Neuve. Aussi François Ier finance-t-il l’expédition de Cartier en 1534. Le roi lui demande de «faire
le voyage de ce royaume es terres Neufves pour descouvrir certaines
ysles où l’on dit quìl se doibt trouver grant quantité d’or et autres
riches choses
».

Cartier entreprend le voyage sur la recommandation de jean Le Veneur,
abbé du Mont-Saint-Michel, qui a joué un rôle déterminant dans la
décision de la France de s'ouvrir sur le Nouveu Monde.

Cartier,
à la tête de deux petits navires et d’une soixantaine d’hommes, part de
Saint-Malo le 20 avril 1534. Vingt jours plus tard, il parvient à Terre-Neuve,
puis il explore le golfe du Saint-Laurent. Il faut souligner qu’il
pensait alors avoir découvert un passage vers l’Asie, mais il a
finalement compris son erreur.

Cartier entreprend les premiers contacts des Français avec les autochtones, des Micmacs qui «nous fessoint plusieurs signes que nous allission à terre nous montrant des peaulx sur des bastons ».

Cartier
s'abstient, de crainte d’être attaqué, mais les Indiens se présentent à
nouveau le lendemain et la méfiance des Français se dissipe.

On improvise une séance de troc. Les Micmacs, en échange de couteaux,
de chaudrons, de perles de verre et de colifichets, donnent tout ce
qu’ils possèdent.

Cartier remonte ensuite le rivage vers le nord et, dans la baie de Gaspé,
rencontre à nouveau des autochtones. Il s’agit cette fois de deux cents
Iroquois du Saint-Laurent, de Stadacona précisément, venus pour pêcher
le maquereau.


Le 24 juillet, l’explorateur fait ériger une grande croix avec un
drapeau orné de fleurs de lys. Le chef iroquois Donnacona, accompagné de
son frère et de trois de ses fils, s’approche en canot du bâtiment de
Cartier et s’adresse aux Français tout en agitant les bras, comme «s’il
eust voullu dire que toute la terre estoit à luy et que nous ne devyons
pas planter ladite croix sans son congé». Mais les Français s'obstinent
et offrent des chemises, des bonnets rouges et une chaînette en laiton…

Cartier avait noté à propos des Micmacs qu'«ils semblaient faciles à convertir à la saincte foy».

L’explorateur quitte la baie de Gaspé et se rend au nord de l’île d’Anticosti. Mais le mauvais temps le force à reprendre la route de Saint-Malo, où il débarque le 5 septembre.

Il ramène avec lui deux des fils du chef indien, Domagaya et
Taignoagny, qui furent présentés au Roi et qui lui parlèrent d’un
Royaume de Saguenay aux richesses fabuleuses. Ils avaient aussi promis à
Cartier de l’emmener jusqu’à Hochelaga, au-delà de Stadacona.

Hélas, 1534, c'est précisément l'année où débutent en France les
guerres de religion, avec l'affaire des Placards (affiches contre la
messe collées par des protestants jusque dans les appartements du roi).
Paralysée par ce conflit religieux, la France a d'autres soucis que de
coloniser l'Amérique du Nord, d'autant qu'un peu plus tard, l'écho du
sinistre hiver canadien, affronté par Cartier lors de son deuxième
voyage en 1535, a un effet négatif.
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MessageSujet: Re: Découverte du Canada - Québec   Ven 17 Fév 2012 - 2:34

Premier siège de Québec

Le 19 août 1690, une flotte anglaise composée de 32 vaisseaux part du
port de Hull, situé à une dizaine de kilomètres de Boston, en direction
de Québec.

Sir William Phips, commandant de l’expédition, espère se rendre à Québec
avant le début du mois d’octobre. Mais le mauvais temps et les vents
contraires retardent la traversée. Les navires anglais jettent l’ancre
en face de Québec le 16 octobre. Le même jour, sir Phips envoie le major Thomas Savage comme émissaire auprès de Louis de Buade de Frontenac,
gouverneur de la Nouvelle-France. Le parlementaire devra présenter un
ultimatum demandant de rendre la forteresse sans combattre sous crainte
de répressions.

Quand le major Savage débarque, on le guide vers le château Saint-Louis
le long de ruelles étroites et sinueuses, bien barricadées, avec des
canons de campagne installés à chaque coin. Ce que le major ignore,
c’est que quand il tourne dans une nouvelle ruelle, on déplace vite le
seul canon disponible et on le met à l’endroit où Savage passera dans
quelques minutes. (Évidemment, on peut s’étonner que l’on puisse
déplacer si rapidement un canon dans des ruelles escarpées. Surtout que
le canon en question devait être suffisamment imposant, et donc
terriblement lourd, pour impressionner ce brave major. Mais bon…)

La réponse de Frontenac à la sommation britannique est bien connue: «Je n’ai point de réponse à faire à votre général que par la bouche de mes canons.»

Ensuite, Frontenac ordonne de pendre l’émissaire Anglais. François de Laval,
évêque de Québec, intercède et supplie le gouverneur d’épargner le
major Savage. Frontenac accède à la supplique et laisse partir
l’émissaire qui raconte à son commandant que les Français sont bien
préparés à l’attaque, qu’ils ont de bons canons et qu’ils sont sauvages,
courageux et cruels. À Québec, tout le monde se félicite de cette journée où le gouverneur et l’évêque ont joué des rôles importants.
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MessageSujet: Re: Découverte du Canada - Québec   Ven 17 Fév 2012 - 2:45

Jacques Cartier, dont cette semaine marque le 450e anniversaire de la
mort, est surnommé « le découvreur du Canada ». Mais il n’était pas le
seul. Qui au juste a permis à l’Ancien Monde de prendre pied sur ces
terres nouvelles ?

Jean et Sébastien Cabot, en quête de la Chine



D’origine italienne mais au service de l’Angleterre, Jean Cabot
(1450-1499) propose au roi Henri VII de lui trouver une nouvelle route
maritime vers la Chine en passant par le Nord-Ouest. Au final, ce n’est
pas la Chine qu’il atteint avec son fils Sébastien en 1497, mais
Terre-Neuve et le Labrador. Faute d’épices, ils y trouvent du poisson
en telle abondance qu’ils parviennent sans difficulté à convaincre les
pêcheurs anglais d’aller chercher tous les ans la morue au large de
Terre-Neuve. « Ils affirment, écrit un contemporain, que cette mer est
couverte de poissons, que l’on prend non seulement au filet mais avec
des paniers » ! Les pêcheurs français de la côte Atlantique les imitent
bientôt : Normands, Malouins et Charentais se spécialisent dans la
morue tandis que les Basques partent chasser la baleine dans le golfe
du Saint-Laurent.


Jean et Jérôme Verrazano, toujours la Chine


Appuyée par François 1er, financée par les banquiers de Lyon, Dieppe et
Rouen, une nouvelle expédition part chercher en 1524 cette fameuse
route du Nord-Ouest vers la Chine. Nouvel échec, les bateaux longeant
la côte atlantique des États-Unis actuels. Un deuxième puis un
troisième voyage apportent aussi peu de résultats, le dernier se
soldant même par la mort de Jean Verrazano, dévoré par des cannibales
sur une île des Antilles en 1528. Mais son frère Jérôme est le premier à
avoir inscrit le mot de « Nouvelle-France » sur une carte, à
l’emplacement du Québec.
Jacques Cartier, à la recherche de l’or


Parti
en 1534, à l’instigation de François 1er,, Jacques Cartier (1491-1557)
cherche lui aussi cette fameuse route vers la Chine, mais aussi l’or
du Nouveau Monde. Il explore le golfe du Saint-Laurent, rencontre les
Iroquois sur l’actuel emplacement de la ville de Québec. Il revient à
Paris avec les deux fils du chef iroquois, mais sans or ni route. Une
deuxième (1535-1536) puis une troisième expédition (1541) sont
financées.
La conclusion est qu’il n’y a définitivement ni or ni
chemin maritime vers l’Asie, mais que ces terres nouvelles se prêtaient
à merveille à la pêche, au commerce des fourrures (qui l’emportera en
valeur sur celui de la morue dès la fin du XVIème siècle) et à
l’établissement de colonies, notamment sur le site d’Hochelaga (le
futur Montréal).

Samuel de Champlain, cartographe des nouvelles terres


Cartographe
de talent, Champlain (vers 1568-1635) est envoyé au Québec en 1603. Cet
explorateur infatigable va passer les deux tiers de sa vie en voyage et
va parcourir à pied ou en canot 3 500 km2 des terres canadiennes. Il
explore le Saint-Laurent jusqu’aux rapides de Lachine, dresse la carte
de la côte acadienne, fonda Québec en 1608, remonte la rivière Ottawa,
explore la région des lacs Nipissing, Huron, Ontario et Champlain,
s’allie aux Algonquins, aux Montagnais et aux Hurons, cherche à
traverser le continent pour atteindre le Pacifique, combat les Iroquois
et s’attache à la mise en valeur de la nouvelle colonie.




Des colons anonymes, en quête d’une vie meilleure


Les explorateurs suivants sont surtout des anonymes : des pêcheurs, des
chasseurs, qui fuient la misère, espèrent posséder des terres ou faire
fortune dans la fourrure. Les missionnaires arrivent à partir de 1615.
En 1665, la Nouvelle-France est considérée comme une province
française à part entière, un intendant y est nommé et 2 500 colons vont
s’y installer en vingt ans.


René Cavelier de La Salle, explorateur des grands lacs


L’un
des derniers grands découvreurs dont il faut garder le souvenir est le
Normand René Cavelier de La Salle (1643-1687). D’abord établi près de
Montréal, il y apprit plusieurs langues indiennes, ce qui lui permit
de lancer plus facilement des expéditions à partir de 1669. Il explora
le cours de l’Ohio, les grands lacs et leurs alentours, avant de
descendre le Mississippi. Mais, d’un caractère difficile, très dur pour
son équipage, il fut assassiné par l’un de ses hommes en 1687. Si son
histoire s’arrête là, celle du Québec continue : elle va se poursuivre
jusqu’à nos jours…
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